Le statut d’une personne indépendante signifie qu’elle est libre dans l’organisation de son activité professionnelle et également dans les choix de sa protection sociale en cas de maladie. En règle générale, une personne salariée ne se préoccupe pas des protections sociales de base en cas de maladie car c’est l’employeur qui s’en occupe.
À l’inverse, une personne qui s’est mise à son compte doit conclure par elle-même les assurances dont elle a besoin en cas de problèmes de santé. Il est important de se faire conseiller par un professionnel du domaine pour faire les bons choix.
Notre clientèle apprécie beaucoup notre statut neutre et indépendant qui nous permet de comparer toutes les compagnies du marché afin de proposer le meilleur rapport qualité-prix.
Qui est concerné ? Définition des travailleurs indépendants
Le terme « indépendant » regroupe plusieurs statuts : auto-entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants… Tous sont des travailleurs non-salariés (TNS). Contrairement aux salariés, ils ne bénéficient pas automatiquement d’une protection sociale complète. Par exemple, Paul, graphiste freelance, doit gérer lui-même sa couverture maladie, alors que son ami salarié n’a rien à faire, tout est pris en charge par l’employeur et la Sécurité sociale.
La Sécurité sociale des indépendants (SSI), la CPAM ou encore la CNAVPL selon la profession, sont les organismes qui gèrent la protection sociale des TNS. Les droits et démarches varient selon le statut.
Incapacité de travail et incapacité de gain, c’est quoi la différence ?
Dans le conseil, il est indispensable de bien différencier l’incapacité de travail et l’incapacité de gain. Les deux situations dues à une maladie empêchent les personnes de travailler mais ne s’assurent pas avec les mêmes couvertures. La société We Group s’occupe de réaliser une analyse de prévoyance en tenant compte de votre situation passée, de votre situation actuelle et de vos projets futurs.
Nos spécialistes sont parfaitement formés pour vous conseiller et vous guider afin de détecter vos besoins réels. Ne vous précipitez pas dans la première assurance, vous risqueriez de faire le mauvais choix car il existe beaucoup de différences de couvertures et de tarifs entre les compagnies. Laissez-vous conseiller par nos experts et profitez de notre suivi régulier pour adapter vos couvertures en fonction de votre situation.
Qui paie en cas d’arrêt maladie ? (régime de base)
En cas d’arrêt maladie, c’est la Sécurité sociale (via la SSI, la CPAM ou la CNAVPL selon le statut) qui verse des indemnités journalières (IJ). Mais attention : ce filet de sécurité a des mailles plus larges que pour les salariés ! Il faut remplir certaines conditions pour en bénéficier : être affilié depuis au moins un an, être à jour de ses cotisations, et avoir un revenu minimum. Par exemple, Marie, auto-entrepreneure, tombe malade : elle ne touchera des IJ que si elle a déclaré suffisamment de chiffre d’affaires et cotisé en conséquence.
Comment sont calculées les indemnités journalières ?
Le montant des IJ dépend du revenu annuel moyen des trois dernières années. Il existe un plafond et un minimum. Par exemple, pour un revenu annuel de 24 000 €, l’indemnité journalière sera d’environ 30 € par jour, après application des plafonds. Les micro-entrepreneurs et professions libérales peuvent avoir des règles spécifiques. À noter : en cas d’affection longue durée (ALD), les droits peuvent être prolongés.
Les démarches à effectuer pour être indemnisé
Pour toucher vos indemnités, il faut :
- Faire établir un arrêt de travail par votre médecin.
- Transmettre l’arrêt à la CPAM (ou SSI/CNAVPL) via télétransmission ou envoi papier.
- Respecter les délais (généralement 48h).
- Fournir les justificatifs demandés (relevés de revenus, attestations, etc.).
Julie, coiffeuse indépendante, a suivi ces étapes pour être indemnisée rapidement.
Les limites et exclusions du régime obligatoire
Le régime de base ne couvre pas tout. Il existe :
- Un délai de carence (3 jours, parfois plus selon le statut).
- Une durée maximale d’indemnisation (360 jours sur 3 ans en général).
- Des plafonds de revenus : si vos revenus sont trop faibles, vous ne touchez rien.
- Des professions libérales hors CNAVPL qui ne sont pas couvertes.
Simon, consultant, n’a rien touché car il n’avait pas assez cotisé l’année précédente.
Comment se protéger : assurances complémentaires & prévoyance
Pour éviter les mauvaises surprises, il est souvent indispensable de souscrire une assurance prévoyance privée. Elle permet de compléter les IJ du régime obligatoire, avec des garanties sur-mesure : délai de carence réduit, rente plus élevée, couverture des exclusions… Léa, photographe, a choisi une prévoyance qui lui verse 60 € par jour dès le 4e jour d’arrêt, bien plus que le régime de base. Comparez toujours les offres, car les différences de prix et de couverture sont énormes.
Erreurs fréquentes & cas particuliers
Beaucoup d’indépendants pensent être couverts automatiquement. C’est faux ! Autres pièges : oublier de déclarer l’arrêt dans les délais, ou négliger les spécificités liées à l’ALD, au cumul emploi-retraite, ou à la multi-activité. Pierre, qui cumule plusieurs activités, a raté son indemnisation faute d’avoir déclaré ses revenus sur tous ses statuts.
FAQ : vos questions sur l’indemnisation des indépendants
- Quelle différence entre indemnités journalières et prévoyance ?
Les IJ sont versées par la Sécurité sociale, la prévoyance est un contrat privé qui complète ou améliore l’indemnisation. - Un auto-entrepreneur a-t-il droit à une indemnisation ?
Oui, s’il a cotisé suffisamment et déclaré un chiffre d’affaires minimum. - Combien de temps dure l’indemnisation ?
En général, jusqu’à 360 jours sur 3 ans, mais cela dépend du statut et de la pathologie (ALD). - Que faire si mon revenu est trop faible ?
Vous ne toucherez pas d’IJ du régime de base. Une prévoyance privée peut alors être indispensable. - Les professions libérales sont-elles toutes couvertes ?
Non, certaines (hors CNAVPL) n’ont pas droit aux IJ du régime obligatoire. - Faut-il déclarer les IJ aux impôts ?
Oui, elles sont soumises à l’impôt sur le revenu. - Comment accélérer le versement des IJ ?
Envoyez rapidement tous les documents et privilégiez la télétransmission. - Quelles démarches en cas d’ALD ?
Signalez votre ALD à la CPAM/SSI pour bénéficier d’une indemnisation prolongée.
Anticiper sa protection sociale est essentiel pour tout indépendant. Ne laissez pas un arrêt maladie mettre en péril votre activité et vos revenus. Comparez, informez-vous, et adaptez vos couvertures à votre situation. Pour aller plus loin, consultez nos ressources ou faites le point avec un expert.


